dimanche 10 août 2014

L’art et la manière de contrôler les foules

Les fins de match de la Coupe du monde de football, les défilés et fêtes du 14-Juillet : autant de terrains d’exercices de « gestion de foules » — une des spécialités du salon Eurosatory, en concurrence pour le coup avec Milipol, « salon mondial de la sécurité intérieure des Etats », qui mitonne à peu près la même sauce militaro-sécuritaire une année sur deux, au même endroit, avec une dominante police. Mais, gestion ou contrôle ? Militaire ou civil ? Privé ou public ? Ou les deux, mon colonel ? 

« Dans peu de temps, la France comportera davantage d’agents de sécurité privés que d’agents des forces de l’ordre , avec un point de croisement autour de 200 000 professionnels », explique Stéphane Schmoll dans S&D Magazine (juin-août 2014), un organe des entreprises de sécurité. 

Du coup, selon ce patron de Deveryware, société spécialisée dans la géolocalisation, « le débat sémantique et juridique sur la notion de force va s’intensifier, malgré le peu de délégation actuel de la force publique ». Et Stéphane Schmoll de conclure par une salve : « Seuls les dogmatiques aveugles et sourds peuvent encore parier que l’Etat conservera toutes ses prérogatives exclusives, puisque son monopole s’effrite constamment ».

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