mardi 21 octobre 2014

Le samedi 05 juillet 2014, en marge des rencontres économiques d’Aix-en-Provence, Christophe de Margerie avait estimé qu’il n’y a "aucune raison de payer le pétrole uniquement en dollar"



L’euro doit être plus présent dans l’achat de pétrole, estime de Margerie 

Christophe de Margerie, le pdg de Total est revenu ce samedi sur la place de l’euro face au dollar dans les achats de pétrole. Pour lui, une utilisation plus importante de l’euro serait souhaitable


Christophe de Margerie, le président-directeur général de Total, a estimé ce samedi que le rôle de l’euro face au dollar devait être accru dans les achats de pétrole.

"Se passer du dollar, ce n'est pas réaliste, mais utiliser plus l'euro, cela me paraît souhaitable", a déclaré le patron du groupe pétrolier. "Il n'y a aucune raison de payer le pétrole uniquement en dollars", a-t-il ajouté en marge des rencontres économiques d’Aix-en-Provence. Actuellement le dollar est la monnaie utilisée pour fixer les prix du baril sur les marchés. Le pétrodollar permet en effet à l’économie américaine de maintenir sa place de monnaie de réserve.

Dans la perspective d‘une fixation des prix dans une autre monnaie, plusieurs pays du monde pourraient échanger leurs dollars contre une autre et ainsi participer à la baisse de sa valeur au profit d’autres devises. Les autorités françaises ont récemment appelé à trouver des moyens de renforcer l'euro dans les échanges internationaux, après l'amende record infligée par les Etats-Unis à BNP Paribas pour avoir participé au financement d'achats de pétrole en dollars à des pays visés par des sanctions américaines. 

Christophe de Margerie a par ailleurs évoqué les bénéfices de Total au deuxième trimestre marqués par l’impact de marges de raffinage "extrêmement" faibles. "Tout le monde sait que les marges de raffinage ont été extrêmement faibles au second trimestre et cela aura un impact sur nos profits, comme cela a été le cas au premier trimestre", a-t-il ajouté. 

En avril, Total avait publié des résultats en baisse, avec un résultat net ajusté de 2447 millions d’euros (-10 %) et un chiffre d’affaire de 44,6 milliards d’euros (-5%) au titre du premier trimestre 2014. Affecté comme ses concurrents par un début d'année difficile dans les raffineries en Europe, Total présentait en outre une baisse de 6% de sa production, au premier trimestre 2014.

(Source : Reuters)

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire